Nouveau système pour nouveau monde

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posée par Freesbee Tétard déjanté (25 points) 23-Aout dans Démocratie
Salut à tous les batraciens!

on arrive un peu au bout du bout là non????

Le monde de demain ne pourra jamais plus ressembler au monde d’hier et d’aujourd’hui (dune part parcequ’il ne tiendra pas, et d’autre part, parce que je n’en veux plus!!)

Qui dit nouveau monde dit nouveau système.

Depuis 6 mois de visionnages thinkerview, tedx ou autres conférences scientifiques, politiques, économiques, écologiques, critique, etc, 1 MOT ressort quasi à chaque fois: SYSTÉMIQUE

D’où mon idée: on laisse tomber l’idée d’une 6e république, mais on passe carrément à la 1ère SYSTÉMIE DÉMOCRATIQUE (ça marche aussi avec monarchique, parlementaire, totalitaire ou même dictatorial!! :) )

Une systémie obligerait à évaluer à chaque choix les conséquences sur chaque sujet à coté

(une décision militaire par exemple ne pourrait être prise sans réfléchir aux conséquences sur la santé, l’éducation, l’écologie; de même que une politique de travail devra également prendre en compte tous ces sujets...)

Qu’en pensez-vous???

Merci

3 Réponses

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répondu par Tout est possible Tétard déjanté (27 points) 23-Septembre
Bonsoir,
Je tombe sur ton message. Voilà pas mal de temps que je réfléchis à un 6eme République avec des apports comme la responsabilité personnelle, l'état au service du collectif et des biens communs, la non brevabilite de tout ce qui touche au vivant,...
Et plus j'y pense, plus je me dis que ce n'est pas une nouvelle République mais une nouvelle aire.

Comment images-tu qu'on pourrait avancer sur ce sujet ?
commentée par Freesbee Tétard déjanté (25 points) 27-Septembre
Merci

Comment faire avancer le sujet.... HÉ HÉ!!

Le mettre en défaut, et trouver la parade, jusqu’à ajustement suffisant pour le tester concrètement.

Je constate de plus en plus que l’Homme a cette fâcheuse tendance à vouloir se simplifier la vie, mais comme il le fait (ou le pense) à l’envers, ça lui la complique...

Le fameux « oh, c’est bon, ça va le faire! » (et 2h, 2 mois ou 20 ans après, on regrette de ne pas s’être cassé le c** avant...)

« À l’envers » car oui, l’Homme réfléchi à l’envers...
Plutôt que de se demander « qu’est-ce que je veux, et qu’est-ce que je dois faire pour y arriver »
il se dit « bon, y’a ça, y’a ça et puis ça, qu’est ce que je peux faire avec? (et si je peux m’en débarrasser... »

Je pense qu’il faudrait déjà poser les souhaits communs et indiscutables.
Pour 1ère évidence: accès au 7 besoins Physiologiques pour tout le monde et gratuitement (et assuré, controlé, géré par « l’état »
2e évidence: Conséquences systématiques (et proportionnées) en cas de violation des lois fondamentales (peines constructives, accompagnées)...

Un petit début de réflexion que je te laisse compléter, développer, mettre en doute, bref
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répondu par Yan Tétard fou (5 points) 30-Septembre
oui, bien que cela implique a priori une adaptation continue de toute partie à l'ensemble du système via une observation continue d'indicateurs multiples par exemple. Car il semble difficile voire impossible de prévoir les conséquences systémiques d'un choix x au temps t sur un monde très VICA.

Une autre clé : la gouvernance multi-parties prenantes, par exemple telle que pratiquée dans les SCICs.

Je suis pour ma part sur le co-développement d'un modèle de gouvernance partagée et ouverte pour faciliter une gouvernance à la fois souple et intégrée d'écosystèmes sociaux et organisationnels.
commentée par Freesbee Tétard déjanté (25 points) 03-Octobre
J’avais notamment pensé à intégrer tous les types de gouvernance.

Partout autour de la terre, et de tout temps, quasiment tout a été essayé... Mais séparément!

Si dans une système le communisme avait autant sa place qu’une république, et pourquoi pas dictature... il n’y a que notre volonté d’effort d’imagination qui nous empêcherait de lui trouver une utilité.

Le capitalisme, il est trop dangereux à grande échelle, mortifère même.
Il aurait donc une place limitée type entreprise mais chaque société possède son propre « monde capitaliste »

Tout ce qui est bien commun, à inclure au moins: les ressources naturelles, le fonctionnement logistique de chaque « communauté » , le savoir (donc l’école)

Et... je pencherais assez, pour le type de gouvernance le plus global, ben, la dictature justement! (lol, non, là, je plaisante!)

Bref, des idées à la volée

PS: (dictature pour la gestion des « prisonniers » , mais qu’il faudrait accompagner d’un autre sytème qui guérirai le mal plutôt que de le punir...
OBLIGATION D’APPRENDRE CE QUI TE RENDRA FIER ET AUTONOME

(Youhou!, c’est placé!)
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répondu par FrancoisD Tétard déjanté (30 points) 16-Novembre
edité par FrancoisD il y a 6 jours
Quand on veut changer le monde, il est utile d'identifier ceux qui le dirigent.

La force dominant le monde des humains (après la nature, on l'oublie souvent) est l'économie.

Elle-même est dominée par l'économie américaine (ça va changer bientôt).

L'économie américaine a été façonnée par les hommes les plus riches de la planète. Ils se servent  de la doctrine économique libérale (et ses variantes) pour défendre et promouvoir leurs intérêts, bien que nombre d'entre eux soient conservateurs. Ils mise sur la racine commune aux mots libéral et liberté faire croire qu'ils sont les garants de la démocratie.

Disposant de la grande puissance militaire au monde, les États-Unis ont imposé leur stratégie de développement économique au reste du monde.

Sachant que le libéralisme façon US domine le monde, analysons ce qui en est à retenir et à jeter.

Le but qu'affiche le libéralisme est de mettre en place un gouvernement mondial se substituant aux gouvernements actuels et qui aurait un rôle purement administratif. Tout le reste serait régi par l'ordre économique mondial sous forme libérale.

D'où la globalisation que l'on observe actuellement et la construction de l'Union Européenne, prémices de la mondialisation. Dans ce processus, le libéralisme s'appuie sur ce qu'il maîtrise le mieux, le pouvoir économique, gardant les aspects délicats, politique et social pour la fin, car ils sont sources infinies de conflits.

Je pense qu'il est illusoire de lutter la globalisation. Nous pouvons (et devons) continuer de créer et maintenir des poches de résistance (monnaies locales, circuits courts, coopératives, économie sociale) ne serait-ce que pour le principe. Mais pour reprendre le contrôle de nos vies, nous devons prendre l'élite de court: négocier de manière formelle, c'est à dire accepter une feuille de route menant rapidement à la mondialisation si et seulement si elle s'assortie de services publics dignes de ce nom et couvrant l'ensemble du monde en respectant certains particularismes locaux.

Le défi est de constituer une masse critique capable de négocier d'égal à égal avec les autorités autoproclamées en matière d'économie.

En ce qui me concerne, je ne me fais guère d'illusions à propos du libéralisme et toutes ses variantes, surtout après avoir lu le livre de Guy Sorman "L'économie ne ment pas". Il y affirme que "le temps des grandes crises semble passé". C'est d'autant plus remarquable que le livre a été publié en février 2008 dans le but de nous démontrer que le libéralisme est une science exacte, année marquée par une crise financière sans précédent. Dans cet ouvrage, l'auteur passe en revue l'histoire du mouvement libéral, avec des citations de maîtres à penser qui donnent froid dans le dos et qui ressemblent bien plus à des brèves de comptoir qu'à des énoncés scientifiques:

John Locke, le précurseur: https://www.cairn.info/revue-chimeres-2015-1-page-23.htm# État de droit en Angleterre et bar ouvert partout ailleurs (ce en quoi les anciens colonisés ont dépassé leurs anciens maîtres). Justification de l'esclavagisme des noirs (donc basé sur le racisme) et de l'accaparement des terres dans les colonies américaines, 3 ans de travail naval forcé pour sortir les pauvres de l'oisiveté, réduit à 3 semaines pour les enfants pauvres de 3 à 14 ans. Ces derniers sont retirés à leurs parents et placés dans des asiles  où ils trouvent travail et nourriture. Ses principes ont été appliqués lors de la gestion des famines en Irlande au XIX siècle avec les résultats que l'on sait.

Adams Smith: élève l'égoîsme au rang de vertu. Le corollaire que ne manqueront pas de faire beaucoup de ses disciples, est que l'altruisme, la compassion et autres solidarités sont des tares. De là vient la haine des libéraux contre toute forme de socialisme. On oublie que l'homo sapiens existe depuis plus de 300000 ans et sans solidarité, cela n'aurait pas été possible. Prétend que la stabilité de la société serait maintenue par la somme des égoïsmes concourant comme par magie (ce serait une loi de la nature) vers le bien-être commun. Les inégalités sont atténuées par le ruissellement des richesses des plus nantis vers les plus pauvres qui jouissent ainsi d'une prospérité croissante (ce ruissellement s'est parfois timidement manifesté, et toujours au corps défendant des plus riches). L'équilibre de ce système est assuré par la main invisible. Le juste prix d'un labeur ou d'un produit est donné par le marché, dans un contexte de libre concurrence (autre loi naturelle - ce contexte n'a jamais existé puisque les plus puissants ont toujours faussé la libre concurrence quand leurs intérêts étaient menacés).

Les concepts agités par les théoriciens qui ont suivi ne sont pas moins délirants :

- les candidats à l'émigration se décident en fonction du bénéfice qu'ils vont en tirer (donc il faut les taxer sur ce bénéfice)

- on se marie si on peut tirer un bénéfice de ce mariage. On fait des enfants en fonction du bénéfice qu'on peut en tirer.

- notre corps nous appartient, et en cas de difficultés financières, on peut choisir de le vendre (donc devenir esclave) pour se renflouer.

Il y encore beaucoup à écrire sur les politiques monétaristes, sur le libre-échange mais c'est moins drôle.

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